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Pierre Corthay, and his young brother Christophe are shoe- and bootmakers for men and women, for town and riding. Known for pure design and handcrafting techniques that enhance the line of the individual foot, the brothers carefully mold a last for each foot, recording the measurements in Paris for future orders. Using carefully selected, noble leathers, they work from custom fittings, adjusting them even for the most delicate feet. |
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Chez « Corthay bottier », on travaille toutes les peaux (jusqu'au pécari, pourtant « peau de ganterie », pour les pieds délicats) : le lézard, en sportswear ; le croco « assez tendance en gold pour les hommes » ; la baleine, « peau étonnante, avec ses petits cratères, pour de l'outdoor » ; le fourmilier, dont les écailles font grand effet sur des bottes show-biz, ou texanes... Et rarissime, l'antilope, dont on garde un mini-stock pour de grandes occasions « une peau exceptionnelle au toucher, d'un velouté incomparable, hyper-souple, magnifique dans les tons brique ou safran »... |
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A Pregny, c'est d'ailleurs sa gamme de couleurs, gamme raffinée, que Pierre Corthay a choisi de mettre en évidence. Sur du box-calf exclusivement « matériau roi, utilisé dans 80 % des cas ». Du box premier choix, « sans grande couverture de couleur », ce qui permet de le travailler par patines successives, tout en transparences, et de monter ainsi par degrés les niveaux de couleurs jusqu'aux plus intéressants. Comme ce vert, flammé sur le bout d'un soulier à boucle ; et les déclinaisons du « rouge tendance » : bordeaux clair pour une demi-bottine à élastique ; bordeaux foncé pour un derby avec bout golf et talonnette, tout perforé ; aubergine pour un soulier à deux lacets... « Parce que le rouge est aussi chic que décontracté, assez facile à porter en ville, avec du gris foncé, du marine, du cacao ; ce qui ne m'empêche pas d'aimer aussi le noir caviar et les bleus gris ! ». On aura toutefois repéré deux clins d'œil : Pour les amateurs de grande chasse, un « soulier de chasse en veau naturel cousu norvégien », et sa déclinaison en « botte en toile de coton à bride de mollet et à lacet », création spéciale Pregny. Et un travail de maîtrise, deux souliers lilliputiens qui vont de pair. Deux réductions exactement conformes à de vrais modèles... A ceci près que Pierre Corthay chausse seulement l'homme. De souliers racés « et carrossés », résultat d'un travail « sur la forme et sur la ligne de la forme » pour trouver un juste équilibre, une harmonie, entre une silhouette et ce qui va la rattacher au sol. « Tout entre en compte : visage (anguleux ou pas ?), corps (pour respecter son enveloppe, on ne chausse pas de ballerines une personne corpulente !), posture... Car le soulier est une signature ». La signature d'une personnalité. Comme Pierre voit loin, il ajoute « une ligne de prêt-à-porter élaborée dans le même souci de perfection » à son atelier-boutique consacré au sur mesure, à deux pas de la place Vendôme, pour des clients du monde entier. Ceci n'empêche pas cette équipe de Compagnons du Devoir, dont Pierre et son jeune frère Christophe, d'intervenir pour Dior dans ses collections haute couture, avec des bottes, des cuissardes aux tons acidulés, assemblages de crocodile, d'agneau, et de souliers brodés... |
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