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Pascal Berland – Coppersmith, he produces contemporary creations, drawn from his own inspiration or at the request of his customers. He works with copper, brass, pewter, steel, which is characteristic of the coppersmith; bronze, the prerogative of the bronzesmith; silver, gold or vermeil, which fall into the domain of the gold or silversmith. |
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Le dinandier travaille le cuivre, le laiton, l'étain, l'acier... L'orfèvre travaille l'argent, l'or, le vermeil. Pascal Berland est donc dinandier - orfèvre. Plus que cela, même : après des études aux Beaux-Arts et aux Arts appliqués, il a fait le Tour de France des Compagnons comme chaudronnier (dans l'industrie) ; il s'est laissé séduire par l'art du bronze en réalisant des ciselures pour la Fonderie de Coubertin au moment où l'on coulait la " Porte de l'Enfer " de Rodin.
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Pascal Berland parle du métal en poète des sens : le toucher (froid, tiède, lisse, lourd...), l'ouïe (il sonne le creux ou le plein), l'odorat (chaque métal a son parfum), et la vue, bien sûr : les couleurs, toutes les couleurs du cuivre ; la netteté du poli, le mat de l'estampé... Mais il étudie les objets sous leur angle utilitaire avant de travailler le métal. En créations, toujours. De sa propre inspiration, ou pour répondre à une demande particulière. La bouilloire doit être bien ronde, ample, mais rétrécie du col pour faire au mieux son office. La " Verseuse, Aquamile ou Bouilloire 'Oryx' " en laiton argenté et doré à l'or fin (par la Maison Riot), à l'anse ergonomique en buis de France, est sur son socle " comme une gazelle sur son rocher ". Oui, mais le rocher est une plaque chauffante en bronze patiné rehaussé d'or fin, avec thermostat et régulateur intégrés. Le vase a la fonction évidente " de contenir. Celui-ci semble déborder de mille gouttes ", d'où le nom de " Vase Ruisselant N°2 " donné à ce chef d'œuvre en cuivre repoussé à patine rouge, dont les reliefs sont dorés à l'or fin. Quand Pascal Berland travaille le métal, c'est en esthète de la forme, du reflet, des patines... Et quand il baptise ses pièces, c'est en littéraire : il appelle " Eloge du Vin " la coupe tastevin où court un poème d'Ibn Al-Farid, " Qui la coupe tient, la paume fardée de ce vin... ", gravé sur sa face externe, en cuivre patiné assorti à l'écrin où elle repose sur un capiton de cuir. Autant de pièces signées, poinçonnées, datées, qui sont, pour les visiteurs de l'exposition de Pregny, une entrée en matière avec une sensibilité à facettes multiples, Pascal Berland, dinandier - orfèvre. |
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