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Pierre Bonnefille – Decorative paintings based on materials, textures and colors for painted decors, murals and furniture design. His palette is derived from natural pigments, combined with minerals, waxes and other materials. He works to special order, in his atelier or on site. Among his creations: the walls of the Café Marly near the Louvre, the Bernardaud Salon de Thé, rue Royale in Paris; and the Christian Lacroix boutiques in Paris, Milan, Moscow... |
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« Théâtralisation des matières » est peut-être l'expression qui définit le mieux les interventions de Pierre Bonnefille, par sa technique d'enduits colorés sur lesquels le temps a fait son œuvre... Références : Venise, « construite de terre et d'eau, parée par le temps ». Pompéi, pour « le rapport de la couleur et de l'enduit au temps de conservation dans la cendre après brûlure par le Vésuve »... Et le monde végétal, pour ses écorces, ses mousses et ses feuilles « qui composent des nuanciers de textures et de couleurs en continuel devenir ».
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Les enduits de Pierre Bonnefille sont faits de sable, de pigments minéraux, et de colle. Les grains des sables sont choisis selon la surface voulue – on y posera peut-être un tulle à arracher au moment précis où il laissera l'empreinte recherchée. La colle remplace la chaux traditionnelle afin d'obtenir des mélanges plus stables et résistants, qui puissent être appliqués en couches plus fines – soit horizontalement pour bien imprégner de couleur le support, soit verticalement pour provoquer des effets de ruissellement. Ils seront peut-être cirés, ou vernis, brossés, poncés, rainés, griffés, usés voire brûlés... peut-être habillés de feuilles d'or ou de cuivre (effet garanti). Quant aux pigments, ils relèvent de l'obsession de la couleur, chez Pierre Bonnefille. Ses carnets de travail gardent la trace de chaque étude : composition, essais couleurs, commentaires. Car Pierre Bonnefille se renouvelle à chaque intervention. Des interventions dans des aménagements d'architectures intérieures, exclusivement. Le Café Marly a été son premier coup d'éclat. Au Zebra Square, il écrit dans l'ardoise (et non pas sur l'ardoise !) des bribes de conversations volées. Il habille les boutiques Christian Lacroix dans le monde d'une texture gravée d'ocre rouge rehaussée d'or. Il dote Fauchon du mur rouge calligraphié d'or demandé, qui va être reproduit dans chaque succursale, en signe de reconnaissance. Et il trace en filigrane de nacre sur calcaire, un fragment géant du portrait de James Christie, dans l'atrium de la salle des ventes Christie's Paris... A Pregny, Pierre Bonnefille présente deux paravents destinés à ponctuer l'espace par des effets matières : un rouge pompéien ; une calligraphie cendre et fusain. |
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