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Jean-Luc Seigneur, a talented metal engraver and maker of gilding irons, embossing irons, molds and diestamps, is considered one of the most creative craftsmen of the young generation. He works with the great names in Paris luxury goods, personalizing their communication tools. |
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La couverture du catalogue, c'est lui qui en a gravé l'outil : une plaque de gaufrage en laiton (et sa contrepartie) grand format, pour imprimer en un seul passage cette alternance de lettres en reliefs et en creux, qui crée autour du titre " l'effet matière " imaginé par Jean-Pierre Ollier le scénographe, traduit en maquette par Anne Chaponnay, et mis en volume, donc, par Jean-Luc Seigneur... Le blason de la Fondation " Maurice et Noémie de Rothschild Fondation pour l'Art ", c'est lui aussi qui l'a transcrit sur laiton à main levée, en soignant les modelés, en fouillant les détails, à partir de la source choisie : la photographie, sur la couverture d'un livre, d'un blason familial en argent, et en trois dimensions... dont on découvrit plus tard l'original dans l'orfèvrerie qui allait être présente à Pregny. |
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Cet outil en laiton fut à la base de la gamme de fers que grava Jean-Luc Seigneur pour... gaufrer le papier de l'invitation à l'exposition (et puis le non-tissé des serviettes des garden-parties)... gaufrer le cuir de l'écrin du jeu d'échecs (tandis qu'il gravera le blason dans l'ivoire de l'échiquier)... imprimer la toile du coffret des lithographies. Il servit de modèle à Christian Thirot pour sa gravure du blason sur la feuille d'argent d'un verre églomisé. Il constitua la maquette du blason gravé dans le verre au jet de sable, par Gilles Chabrier, en format géant sur la paroi courbe de l'accueil... Encerclé du nom de la Fondation composé en caractères Garamond, le blason devint logo. Alors Jean-Luc Seigneur fit de ce logo un outil de timbrage d'une finesse extrême, pour l'impression, par les Ateliers Gustave Gernez, du papier à lettres de la Fondation, des badges de l'équipe d'accueil à l'exposition. Ainsi que l'outil qui frapperait, à l'aide d'un balancier d'atelier apporté sur place, la médaille souvenir de l'exposition Pregny 2001. Et la pince d'une petite presse à gaufrer, qui permettrait d'authentifier les invitations utilisées : le gaufrage est quasiment infalsifiable ; les photographes le savent bien, qui gaufrent leurs épreuves originales, pour éviter la circulation de copies... Il fallait aussi démontrer les interactions entre techniques et matières : le motif du taffetas 'Asmodée' que Le Manach retissait sur métier à bras, fut à son tour décliné en outils de gaufrage et d'impression sur cuir, pour habiller une ligne de sièges de croisière créée par Rena Dumas pour Hermès. Puis Guy Chanel confia à Jean-Luc le soin de graver dans le cuir bleu des futurs quartiers de la petite selle d'apparat portugaise, les marques des propriétaires des élevages de taureaux et de chevaux... Et Jean-Luc, toujours avec le même calme un peu hésitant, a répondu présent à chaque demande, même (surtout ?) quand elle impliquait un tour de force. Nathalie aidant, il a toujours tenu ses promesses. Avec un talent qui lui vaut des admirations inconditionnelles, au sein des Grands Ateliers d'abord, et beaucoup plus loin encore... |
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