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Louis-Marie Arnaudeau and his compagnons offer increasingly rare expertise in the art of stucco and staff. The techniques are different but they have a communal base: the use of plaster for decorative and mechanical applications. Stucco is a plaster covering in imitation of marble or stone; staff is a sculptured element, molded to make cornices and molds; molds or casts make it possible to make models of statues, vases, to create exact reproductions. |
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Ici, on parle décor. Décor de plâtre, qui se traite en stuc, staff, et ces « gypseries » qui foisonnent dans les hôtels XVIIe-XVIIIe d'Aix... Louis-Marie Arnaudeau en a réalisé une pour l'exposition. Une rosace géante, inspirée de l'hôtel de Soubise dans le Marais, agrandie à 3,60 mètres de diamètre afin d'attirer l'œil sur la richesse du détail, et sur la « nervosité » des « modelages » qui fait sa réputation (on ne dit pas « sculptures » chez les staffeurs – stucateurs – ornemanistes). |
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« Gypserie » est né de gypse, ce calcaire qui, broyé et cuit, devient la poudre de plâtre que l'on mélange à l'eau et qui sèche à l'air. « Un matériau naturel, simple et sain : il absorbe l'eau par temps humide, assure la fraîcheur par grandes chaleurs - surtout s'il est posé sur un mur de brique ». Toujours blanc (avec des nuances selon les carrières), il accepte les revêtements peints, utiles pour dissimuler les raccords... Le « plâtre de construction » (brique et plâtre) soutient les voûtes d'escalier sarrasines, et les ardoises du toit de l'Assemblée nationale. Le « plâtre de façade » (« le meilleur des apprentissages ») habille l'île Saint-Louis. Le « staff », revêtement décoratif intérieur, demande une régularité dans la matière et dans le moulage de surfaces. Le « stuc », le vrai, le « stucco autrichien » à base de plâtre, de pigments et de colle de peaux, exige une rigueur sans faille, qu'il soit « stuc-pierre » ou « stuc-marbre », comme cette demi-colonne façon marbre du Languedoc, exposée à Pregny. La créativité s'exprime dans les « gypseries ». Travail dans la masse, plus noble, d'ornemaniste. « Il n'y a aucun écrit sur le sujet. C'est une question de feeling plus un tour de main »... Car la matière est d'une grande sensibilité : on travaille les éléments à l'état brut, selon les conditions de soleil, d'hygrométrie... qui diffèrent d'un jour à l'autre. Alors on mélange les poudres de plâtres, on fait des 'surcuits', comme les potiers d'Afrique mélangent leurs terres selon le temps. Louis-Marie Arnaudeau a appris le dessin pour être peintre en lettres ; puis il a appris les bases du métier de plâtrier chez les Compagnons du Devoir – le staff ornementé, le moulage et le stuc. « Ce qui m'a plu dans le plâtre, c'est le volume que je ne trouvais pas dans la peinture ». |
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