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Martine Flé's abilities include the art of parchment (she is one of the last to practice in France), decorative coverings for household furnishings, the decorating of leathers with gold leaf... The atelier provides contemporary designs (desks, bar tops, screens, false library panels, coverings for walls and doors, desk items for collectors), conservation of antique objects and restoration for public or private collections of desk tops, chairs, desk in 1930s parchment... |
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C'est un atelier à deux personnalités, Martine Flé et Michèle Hénon, où l'on travaille à quatre mains (au moins !), pour décliner un métier rare : le gainier d'ameublement – « Il n'y en a jamais eu plus de sept ou huit par génération » – qui habille objets, mobilier ou parois de cuir avec décor sur demande, ici à la feuille d'or ou au ruban 23 carats, avec les 1 026 roulettes et fleurons ciselés de l'atelier... |
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Les outils sont hérités du père de Martine Flé, Adrien. C'est auprès de lui, sur le paquebot France, que Martine a appris à maîtriser la pose du parchemin, « matériau rétif, à travailler longuement pour qu'il accepte de rester collé, avec force pour tendre la peau, avec délicatesse pour ne pas abîmer sa 'fleur' ». Parchemin de chèvre et de mouton surtout, « difficile mais au grain très particulier », lumineux sur le mobilier des années 30 comme sur les bureaux contemporains et en décor mural, la folie du moment. Mais parchemin de porc pour restaurer les sièges de Bugatti... Michèle Hénon, venue rejoindre l'atelier en 1985, a apporté une subtilité de teintes pour les finitions. Et l'atelier a gainé de parchemin, décoré de photogravure au charbon (photos de l'Observatoire de Paris) cette curieuse « Camera Obscura » recréée en clin d'œil aux astronomes, peintres et photographes, évoquant la « Camera Ottica » qu'aurait utilisée Canaletto dans ses vues de Venise... Martiné Flé a d'autres spécialités : coloriste, elle teint les peaux « à l'éponge, en montant les teintes en quatre ou cinq passages » pour obtenir les effets de transparence qui sont sa signature sur les cuirs avec lesquels elle restaure les dessus de bureaux, les abattants de secrétaire, les sièges... Elle habille de fausses reliures (avec titre à la demande !) les portes à dissimuler dans les bibliothèques... Et elle sait encore monter les ménagères pour argenterie à « carcasses » aux formes de chaque couvert. Elle a restauré le coffret d'époque dans lequel Nicolas Marischael présente à Pregny ses répliques de couteaux XVIIIe en argent massif. |
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