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Michèle Hénon as a specialist in lacquer, knows how to restore the ancient lacquers as well as Art Déco ones. Her particular knowledge includes giving a patina and finishing parchments, conserving and restoring antique Cordovan leathers, of which she is the undisputed specialist, and creating embossed, painted leathers for decorators and private collectors. |
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Michèle Hénon est laqueuse. Sa formation, perfectionnée auprès de Robert Simoneau, elle l'applique surtout en restaurations – paravents, meubles, commodes, vases, secrétaires... du XVIe siècle aux années 30. En exercice de style, elle présente sa palette de décors (laque d'or, laque gravée au trait, laque de Coromandel « creusée autour du trait »...) sur dix manches de pinceaux (à aquarelle). Dans deux coffrets en coquille, l'un en laque, l'autre gainé de parchemin – du « pas si facile », pour corser le jeu... |
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Elle a transposé son savoir-faire de laqueuse sur les parchemins, les cuirs peints, le cuir de Cordoue (qui cumule les techniques du cuir gaufré, doré ou argenté, peint et patiné), avant de découvrir qu'elle retrouvait la tradition originelle : les premières traces du cuir de Cordoue, au XIe siècle en Chine, seraient dûes à... des laqueurs. Il a transité par la Libye pour devenir « l'or basané » des peaux de mouton gravées sur plaques de bois à Cordoue, avant d'émigrer dans les Flandres avec les musulmans expulsés d'Espagne. C'est là, aux XVIIe et XVIIIe siècles, que, gaufré et doré, le décor du cuir de Cordoue s'épanouit en branches, fruits, fleurs, insectes, oiseaux... grâce aux plaques de métal. A Pregny, Michèle Hénon présente sa gamme d'interventions. Pour expliquer son travail, si confidentiel au-delà des collectionneurs et musées que l'une de ses clientes est allée chercher (sans succès) un restaurateur jusqu'à... Cordoue : deux « feuilles » d'un paravent fin XVIIIe-début XIXe, à décor de rinceaux et de fleurs, en cours de restauration ; l'une en l'état, l'autre restaurée. Pour montrer le travail fini : le toit de la chaise à porteurs Louis XVI qui affirme la qualité de son propriétaire, le cuir de Cordoue ne coiffant que les chaises d'aristocrates... Pour le décor, le parallèle entre deux paravents : l'un, XVIIe, restauré ; l'autre, réalisé aujourd'hui à partir d'un dessin de fleurs XVIIIe, avec la fraîcheur des couleurs de l'époque... |
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