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Rémy Brazet, President of Les Grands Ateliers, runs the Maison Brazet which perpetuates traditional methods for decorative draperies, wall hangings and upholstery, creating hand-sewn draperies and scallops, animal-hair chair stuffings... Rémy Brazet restored the decors in the apartments of Napoleon and his family in the Fontainebleau Château, and a Louis XVI bed à la polonaise for the new Paul Getty Museum in Los Angeles. But his customers are essentially private individuals who appreciate his extremely high-quality work. |
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Même pour un Président des Grands Ateliers, Rémy Brazet a joué le jeu des « Objets curieux » au-delà de toute attente. Il a déniché une niche, une vraie, de style Louis XVI, à bichonner pour chien de compagnie. Il a obtenu une faveur au château d'Haroué : une chaise à porteurs XVIIIe qui avait besoin de se refaire une beauté, et quelle chaise ! pourvue d'une cheminée par un grand fumeur, le Prince de Beauvau-Craon, Connétable du Duché de Lorraine. Il a traité en plaid fastueux le taffetas 'Asmodée' de Le Manach. Il a transposé sur paravents des panneaux XVIIIe de soie peinte d'une fragilité extrême... Toujours avec les passementeries Verrier pour finitions. C'est l'inventaire des détails qui en dit le plus sur la qualité maison. Avec des mots sur lesquels l'imagination peut broder à loisirs. |
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La niche a donné du fil à retordre à Olivier Jobbé Duval pour retrouver l'éclat de ses bois dorés, avant de regagner la Maison Brazet pour être « tendue à l'intérieur d'un taffetas de soie rayé crème et bleu ; garnie d'un coussin en velours de soie 'Bleu merveilleux' de Le Manach bordé lui aussi d'un câblé et capitonné de bouffettes ; habillée à l'extérieur du même velours, bordé d'une dent-de-rat assortie à ses coloris et reflets »... Restaurer une chaise à porteurs était un très ancien rêve de Martine Flé. La chaise a donc transité par ses ateliers, pour la restauration (par Michèle Hénon) des armoiries sur les portières et du cuir de Cordoue sur le toit, qui signalaient aux passants l'importance du personnage à bord. Mais elle a aussi voyagé d'atelier en atelier, chez Michel Germond (pour les bois), Olivier Jobbé Duval (pour les ors), Rémy Brazet pour la garniture intérieure grand style : cramoisie de pied en cap, « en taffetas plissé au plafond, en damas de soie tendu sur les parois, en crête giroline sur le pourtour (tissée main), en cordelières-poignées » et, ultime raffinement, « en tirette de damas, terminée par une cartisane à chardon tondu », pour abaisser et remonter la vitre... Le taffetas 'Asmodée' de Le Manach aux tons bois de rose a été doublé « d'un satin duchesse couleur corail, qui vient encadrer le côté face d'un croquet géant, souligné par un fin câblé ivoire et corail, en rappel de celui qui borde ce plaid ». Le lampas à motifs de fleurs multicolores tissé chez Le Manach exprès pour le petit fauteuil inspiré d'un des sièges préférés de l'impératrice Eugénie, a été « fini par des bouffettes au creux des capitons, par une crête giroline (tissée main) sur le pourtour du dossier et, au bas, par une frange moulinée à jasmins ». Quant aux soies peintes à la main au XVIIIe, qui ont été descendues de panneaux muraux pour être restaurées et qui demandent d'infinies précautions, Rémy Brazet en a revêtu « deux grands paravents à quatre feuilles bordées de crête giroline tissée main, avec charnières en faille 15/16 ». Et ce n'est là qu'un échantillon, inédit certes, des talents de la Maison Brazet. Une maison où l'on sait aussi, par la gentillesse de l'accueil, faire oublier le prestige des réalisations... |
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