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Maison Georges Le Manach, represented by Anne Biosse Duplan and her son Olivier Biosse Duplan, with its one hundred hand-driven Jacquard looms for weaving upholstery still in use today, its fabrics of exceptional quality (handloom weaving and handscreen printing) from the 4200 patterns in its collection. All patterns can be made to special order, in large or small widths: velvets, damasks, lampas, brocades, brocatelles, taffetas... |
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Tout au long de la préparation de l'exposition de Pregny, Anne Biosse-Duplan à Paris, et son fils Olivier à Tours, ont déployé une patience inépuisable... dans laquelle il a été beaucoup puisé, et pour cause : il fallait parvenir à des choix parmi les étoffes précieuses de la Maison Le Manach, qu'elles soient toujours fabriquées sur demande, ou oubliées, ou inédites, ou encore revisitées avec des techniques plus actuelles, des couleurs plus tendance... Or la collection Le Manach est une multiple splendeur. Et, qui plus est, complète (4 200 patrons !) depuis la création de la manufacture. C'était en 1829, au moment où le métier Jacquard mettait sens dessus dessous le milieu des soyeux, à Lyon comme à Tours – cité où l'on avait jadis tissé les tentures du Camp du Drap d'or... |
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Réunion après réunion au showroom proche de l'Opéra, la trame des présences Le Manach à l'exposition s'est esquissée, puis affirmée. Il fut d'abord décidé de tisser une fabrication « spéciale Pregny ». En rééditant un document d'archives. Le taffetas 'Asmodée' remporta la palme : un dessin original des années 30, une évocation « retour des tropiques » dans les tons bois de rose, où se révélait aussi un ivoire en transparence... On était au cœur du thème de l'exposition. Il fallut quelques essais pour retrouver les tons exacts des fils de trame et de chaîne. Puis le taffetas fut remis sur le métier. L'un des cent métiers à bras qui fonctionnent encore dans la manufacture pour tisser les 300 étoffes toujours réalisables sur commande, en grande ou petite largeur, et dont un bel échantillon est parti pour Pregny : brocart et lampas broché ; droguets de soie ; brocatelles rouge et or, et puis déclinant le jaune ; velours de soie dans les tons écaille, bronze, taupe ; velours de soie ciselé jaune et gris... Il fallait ensuite « créer un climat autour de ce taffetas ». Une partie devint un grand plaid doublé de satin corail chez le tapissier Rémy Brazet. L'autre fut gardée pour être présentée dans sa transparence, assortie d'embrasses d'une audace rafraîchissante, créées par Yves Dorget. Et les motifs furent étudiés en vue de traductions sur divers matériaux. Lesquels ? réponse dans l'exposition ! Deux autres étoffes Le Manach participèrent au jeu des transpositions. La soierie au point de Hongrie géant fut interprétée par Lison de Caunes en marqueterie de paille sur une table à jeux chinoise XIXe ; puis, « pour créer un ensemble et raconter une histoire ”, elle fut tendue par la Maison Brazet sur deux petits pliants de pêcheurs signés Rena Dumas. Le dessin d'une brocatelle fut choisi par Pierre et Nicole Reverdy pour être le point de départ d'un acier damassé... Derniers détails : il restait à tisser spécialement le lampas à motifs de fleurs riches en couleurs dont Rémy Brazet allait recouvrir le petit fauteuil capitonné 'Eugénie'. Et à fournir le 'Stanhope', ce damas de soie cramoisi qui apporterait son luxueux confort à la fameuse chaise à porteurs du château d'Haroué : la chaise à porteurs à cheminée... |
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