Objets précieux
Fernando Moreira
Youri Dmitrenko
Maison Jobbé Duval
Atelier von Nagel
Atelier Le Manach
Verrier Père & Fils
Maison Brazet
Jean Christophe
Nicolas Marischael
Maison Riot
Atelier Le Tallec

Nicolas Marischael practices all facets of the silversmith's craft such as planishing and chiseling, and the quality of his restoring and reconstituting of antique silverware and silver pieces is recognized by his peers and the collectors. He can also meet special orders for unique pieces in sterling silver.

On a voulu l'exproprier d'un de ces hôtels du Marais où les artisans ont succédé aux aristocrates. Mais il s'est battu pour demeurer dans ce lieu où son grand-père a installé l'atelier " Marischael, orfèvre ", où chaque génération a enrichi pour la suivante (et Nicolas suit la tradition pour son fils Nathan) la fantastique collection d'outils qui grimpe à l'assaut des murs : bigornes, marteaux, ciselets, formes de planage... et qui permet de pratiquer tous les métiers de l'orfèvrerie (planage et ciselure compris).

Dedans, il y a ces outils XVIIIe qui sont l'orgueil de l'atelier. Nicolas Marischael a appris à les manier dès l'adolescence, sous le regard de son père René. D'où cette maîtrise avec laquelle il réalise des pièces selon les techniques de l'époque ; des pièces uniques seulement, au poinçon Marischael et à la date exacte de fabrication (on ne plaisante pas avec l'éthique ici !) ; pour reconstituer par exemple des ensembles éparpillés par les héritages.

D'où aussi cette connaissance hors pair de l'orfèvrerie ancienne, à laquelle particuliers et professionnels font de plus en plus souvent appel - quand ils ne craignent pas la rigueur du jugement derrière le sourire éclatant. La dépose d'un dossier d'expert près la Cour d'appel ne devrait plus tarder (géré par Marie-Louise Marischael, évidemment !) : " Seul un orfèvre, dans son atelier, peut vérifier si une pièce est vraiment ancienne, et le prouver ".

Pour l'exposition de Pregny, Nicolas Marischael a choisi d'appliquer les techniques apprises de son père à des couteaux de table "faits main comme au XVIIIe " selon de beaux modèles d'époque : manche en argent massif 'uni', 'coquille', 'à pans'... (et lame en inox mat). Pourquoi ? " Parce que beaucoup de personnes ont des argenteries XVIIIe, qui ont perdu leurs couteaux au cours des années, des couteaux que l'on ne trouve plus, et dont personne ne fabrique plus de répliques "... Des couteaux qu'il présente dans un coffret ancien, restauré par Martine Flé.

Mais, ce qu'il a découvert (avec un certain émerveillement) au cours de la préparation de cette exposition, c'est qu'au-delà de son métier de restaurateur qu'il possède sur le bout des doigts, il pouvait aussi créer. Avec un plaisir immense. Chercher, adapter, recréer les modèles pour les étriers de la petite selle d'apparat portugaise de Guy Chanel, les réaliser en cherchant des solutions à chaque étape... Dessiner le manche le plus pur qui soit pour les pelles à caviar en écaille rêvées par Christian Bonnet, le façonner, le voir influer sur la forme des pelles elles-mêmes, pour aboutir à une ligne qui paraît d'un seul élan... Et puis, sur une idée de Jean-Pierre Ollier le scénographe, 'monter au marteau' une plaque d'argent vierge, pour en faire naître une vasque que l'on arrête juste avant que l'ébauche bascule dans l'objet fini...

Orfèvrerie