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Verrier Père & Fils – Passementerie (creating, fabricating and reconstituting), represented by the young Yves Dorget. The last craft passementerie atelier in Paris, where they work by hand, or on wooden 19th century machines. A favourite address for decorators, who come to acquire the tiebacks, tassels, fringes and braids that will contribute their amazing refinement to the creations of the interior decorators. |
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Un atelier où l'on se croirait au XIXe siècle, entre les métiers jacquard, les deux métiers à basse-lisse, le 'retord', et ces « jasmins de pampilles, cannetilles et migrets » qui iront orner les franges, les effilés, les embrasses... Yves Dorget est venu y épauler sa mère. Avec sa fougue et sa volonté d'aller de l'avant tout en conservant ce « patrimoine historique ». En mariant la débrouillardise à l'imagination pour « recréer » les passementeries à la demande. « Parler de créations serait présomptueux : la passementerie existe depuis des lustres et des modes ! On remet beaucoup d'ancien au goût du jour : des brandebourgs pour un tapis de table, pour des bijoux même »... |
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Chef d'orchestre de l'atelier, Yves Dorget représente la quatrième génération chez Verrier, le seul passementier restant dans Paris parmi la poignée de fabricants éparpillés entre la région parisienne, Lyon et Saint Etienne. « Il n'y a pas d'école de formation, et pour former quelqu'un, il faut du temps, donc un carnet de commandes bien rempli... Nous vivons surtout du bouche à oreille. Les Grands Ateliers nous ont apporté un 'super plus', autant sur le plan humain que commercial ». L'atelier ne travaille que de professionnels à professionnels (décorateurs, tapissiers), qui étudient ensemble les correspondances entre les tons, les styles et les matières (soie, fibranne, laine...). L'essentiel de la fabrication part à l'étranger – Londres, New York, Sao Paulo, Genève, Riyad. Des passementeries toutes fabriquées sur mesure, avec les mêmes outils et techniques de main qu'autrefois : « Dans notre activité, rien ne pourra jamais remplacer la main de l'homme ». Aux métiers mécaniques se tissent les galons, franges, effilés, lézardes et marabouts, à partir de l'impressionnante collection de cartons jacquard constituée au fil du temps. Au 'retord' sont confectionnés les câblés à branches guipures, unies et polonaises, veloutine, mille perles... Et les apprêts (cannetilles, rosette, ganse) utilisés « aussi bien aux métiers qu'à l'établi ». Certains câblés, sous une apparente facilité, exigent un doigté et une technique de virtuose : « On dit qu'il faut trois mois pour en acquérir les rudiments, et cinq ans pour devenir un bon 'retordeur'! ». Le retordeur ici, c'est Yves. A leur table, les établisseuses mettent en forme les embrasses, garnissent les glands, ornent les franges et les effilés. Elles satinent, roulent, grappent, enjolivent... Au métier à basse-lisse, s'exécutent les travaux si complexes que seule la main peut y passer la navette. Le tisseur va aussi loin que voulu dans le raffinement des crêtes main, « et tant pis pour la longueur et la lenteur du tissage » ! Pour Pregny, la Maison Verrier a réalisé toutes les passementeries de l'exposition. En raffinant le détail pour parler au regard du connaisseur. Et en misant sur les embrasses pour le spectaculaire : l'imposante présence de l'embrasse satinée grappée 'chardon velours' ; l'originalité du moule et du 'chardon velours' dans le travail effectué à partir du motif 'Asmodée' du taffetas Le Manach... |
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